Vite vu : Dead Snow 2

Publié le par Antohn

Vite vu : Dead Snow 2

Je crois que c'est la première fois que j'écris un article sur la suite d'un film que j'avais déjà évoqué. Il faut dire que "Dead Snow", avec ses zombies nazis, avait été une assez belle surprise et l'annonce d'une suite en préparation avait éveillé ma curiosité. Manque de chance (ou autre), il fallut près d'un an avant qu'une version française voie le jour et, vu que la fin du premier m'avait laissé sur ma faim, autant vous dire que j'avais les crocs. Pour tout vous dire, je l'avais même pré-commandé, ce qui est assez inédit de ma part. L'attente valait-elle le coup ? Et bien je vais te le dire, lecteur, vu que tu es là pour ça.

Par contre, je tiens à signaler que les prochains paragraphes contiennent certains spoilers de la fin du premier film. Un minimum.

A la fin de "Dead Snow", un seul des héros avait survécu, Martin. "Survécu" est un bien grand mot puisqu'il finissait détruit physiquement, après avoir perdu un bras, et détruit moralement, après avoir accidentellement tué sa petite amie. On pouvait même penser qu'il y était passé vu que le dernier plan du film le voyait se faire coller une mandale maison par l'affreux Herzog, le chef de la horde décharnée à croix gammée.

Cette journée de merde ne devait toutefois pas être la dernière pour Martin, qui parvint à se débarrasser de son adversaire et à crasher sa voiture dans un coin où les secours pourront le trouver. Les secours le retrouvèrent, ce qui est une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle c'est... tout le reste.

Tout d'abord, le fait que ses copains aient été massacrés par des zombies nazis, la police a du mal à le croire et partent rapidement du principe que Martin a été pris d'une crise de démence après avoir (rayez les mentions inutiles) : fumé de l'herbe / bu de la bière / écouté du hard-rock / joué à des jeux-vidéos / fait n'importe quoi d'autre qui transforme notre belle jeunesse en fous homicides ma bonne dame. Autre mauvaise nouvelle, il a récupéré un bras. Ce serait une bonne nouvelle si c'était le sien mais, de ce cas précis, il s'agit de l'un de ceux d'Herzog et cet appendice semble mû de sa propre volonté, ainsi que de la capacité de ressusciter les morts, mais nous y reviendrons.

Après s'être échappé, à sa manière, de sa chambre, Martin se met en quête de se débarrasser une bonne fois pour toute d'Herzog, qui n'ont pas trouvé le repos après avoir retrouvé leur trésor. Et quoi de mieux pour affronter des zombis nazis que... des zombis soviétiques ? En plus il se trouve qu'il y a un charnier pas loin avec tout un tas de soldats de l'Armée Rouge exécutés sur l'ordre... d'Herzog ! Tu vois venir l'idée géniale lecteur ? Martin aussi !

Pour faire simple, si vous avez aimé "Dead Snow" vous aimerez "Dead Snow 2", celui-ci reprenant à peu près les mêmes ficelles que ses prédécesseurs : gore, humour noir et tripes à l'air avec une grosse pincée de clins d’œil à la pop-culture. Et outre l'opposition entre méchants nazis et gentil héros (gentil mais un peu couillon, il faut dire ce qui est), ce film est également une galerie de personnages relativement croquignolesques. Citons notamment une sorte de sous-inspecteur Harry scandinave qui n'aurait retenu de Clint Eastwood que la misanthropie et les phrases définitives ou encore une bande de chasseurs de zombis américains qui prouvent que, s'il y a un dieu pour les ivrognes, il y en a aussi un pour les zozos.

Et je ne saurais conclure cet article sans évoquer une scène finale qu'un esprit un peut tordu aurait pu voir venir et qu'un esprit un peu sain se refusera à envisager jusqu'à être mis face à l'évidence. Et la bonne nouvelle c'est qu'elle plante le terreau pour un "Dead Snow 3" qui risque de repousser les limites que s'étaient imposés les deux premiers opus. En un mot : "Glop !" Enfin... "Gløp !"

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